🎬 New Music video by Les Modules Etranges / The Wicker Man 🔥
taken from new album Yggdrasil🌳https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/yggdrasil
🎬 New Music video by Les Modules Etranges / The Wicker Man 🔥
taken from new album Yggdrasil🌳https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/yggdrasil
Nikki Crow : vocals, J : all instruments and backing vocals, Baba Yaga : backing vocals on Muspellheim, Al : mixing and mastering, pictures by Jeanne Saint-Julien. Thanks to Alex Cat. Svartalfheim was written with Arsule https://arsule.bandcamp.com
Réalisé par Matthieu Hague
avec : Osiris Module, Johnny Northridge, Anne Sophie Yacono, Matthieu Hague, Aristide & Setsuko, et la main de Baba Yaga.
“Cotton Candy” est extrait de l'album Synaesthesis
https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/synaesthesis
The Wicker Man is a new Neofolk solo project by one of the members of Les Modules Étranges.
You can listen to the tracks here and here.
A professional CD-r and engraved vinyl limited edition will be made available soon on our Bandcamp website. So stay tuned !
Crédits :
Joan ᛒ : all instruments, loops, samples & programming.
All pictures by Jeanne Saint-Julien
Guest vocals by Nix Crow
Mix and mastering by Alex at rav3nstudio@gmail.com
Layout by Jean Delpech
Additional writing credits by Баба Яга
Videos by Alex CatThe album has an industrial/noise remixed counterpart here.
Reviews (French)
“Voilà belle lurette que je n’étais descendu sur la plage la nuit pour m’asseoir autour d’un gigantesque feu avec d’autres; trop longtemps également que je n’étais pas retourné dans la forêt pour écouter parler le vent dans les feuillages. J’avais perdu l’habitude de poser ma tête contre le pierre, la mousse, l’humus, pour ressentir les vibrations de cette terre qui m’a enfanté et me reprendra un jour…Peut-être parce que je n’y avais plus été invité de si courtoise et belle manière depuis longtemps, depuis avant The Wicker Man…L’homme d’osier, le symbole ultime des coutumes païennes (au sens primaire du terme, soit opposé au monothéisme) face au christianisme incarné par un policier, aussi bien dans le film original que dans son remake de 2006. Et il y a eu ces sons: coassements de corneilles, étirements de vielle, raclements de cordes, cette atmosphère de campagne, de salon, aussi avec des cordes, un cercle de sable où les talons claquent…Puis ces percussions, ces pulsations primales que je n’écoutais plus et qui ont fait battre mon coeur à nouveau. Cela m’a rappelé un peu de ‘Synaesthesis’ dernier Module Etrange en date si éloigné des autres dans sa trame musicale plus proche de The Moon Lay Hidden Beneath A Cloud que d’un quelconque post-punk et pour cause, les protagonistes sont les mêmes qui poussent cette fois le concept jusqu’au bout, comme une véritable cérémonie et pas seulement une sort de B.O. d’un film imaginaire. Génial, de la musique païenne celtique authentique…Stooop ! Qui a dit que cette musique avait des contours limités, déterminés ? On parle d’un esprit immortel qui se transmet par ce média, lequel peut varier dans ses intonations…Oui, il y a des sonorités celtes, médiévales mais aussi hispaniques; certes, les influences folk sont nettes mais le groupe pioche volontiers dans le néoclassique également. Comme The Moon Lay Hidden Beneath A Cloud ne prétendaient pas écrire une musique authentique d’une certaine époque, de même The Wicker Man se veut avant tout vecteur d’esprit, d’une conception mystique du monde…Pas de paroles, pas de titres, il s’agit de ressentir. Les sonorités sont multiples, cohérentes, la spiritualité sincère…Un travail remarquable dans lequel on sent beaucoup de dédication vraie et personnelle.”
Twilight, “Guts of Darkness”
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The Wicker Man m'a envoyé un CD pour chronique ; celui-ci est une simple pochette cartonnée sans titre d'album, sans notes, sans liste des morceaux. J'ai une adresse, un mail et je sais que la photo a été prise lors d'une des éditions du festival L'Homme Sauvage.
Les treize pièces de ce disque mystérieux et anonyme explorent plusieurs possibles. On entre dans un cérémoniel, sans avoir les codes, mais peu importe. Le paganisme du départ, qui prend régulièrement un bourdon pour envahir l'esprit, cède place à une musique plus ouverte, plus “world” ou “new age” dirons-nous, du temps où ces registres s'appliquaient aussi à Dead Can Dance (le virage post Aion). Les rythmiques sont souvent envoûtantes, les instruments utilisés témoignent d'une profusion d'envies. Seuls quelques titres sont chantés, comme la cinquième piste, planante et folk mutante.
Un petit coup d'écoute dans la voiture et des titres s'affichent sur le lecteur (ah, la modernité !). Le climat se fait de plus en plus brassage oriental, délaissant les terres un peu froides pour des nuits plus chaleureuses (“Andal”, septième titre). Le résultat est évocateur, la manière de restreindre les informations renvoie à une lointaine époque où les cassettes copiées perdaient leur jaquette. Reste la musique et les émotions. “Beltan” dessine les contours d'un marché en plein air, du côté de l'Asie mineure, au carrefour d'anciennes cultures. Des bruitages s'immiscent (grincements sur “Hurdy”, corbeaux sur « Huginn & Muninn »), surprenant dans le pas de côté avec les côtés qu'ils instaurent. Toutefois, la brièveté des titres n'offre pas une immersion totale, comme si The Wicker Man avait plus voulu jouer du kaléidoscope, en survolant notre planète (comme ces deux corbeaux, oreilles et yeux d'Odin qui ouvrent le disque et lui rapportent ce qu'ils ont vu du monde), volant par effraction des sonorités, des rythmes (souvent proches des berceuses) et des harmoniques (les cordes émouvantes de “Jólner”). Avec ces éléments, il livre un disque étrange, en décalage avec les modes de la modernisation (le travail d'un Phil Von, par exemple), d'essence folk et pagan, mais libre dans son interprétation datée et donc hors d'âge.
Dans un mail Joan, l'Homme d'osier, dévoile son site ; il précise que cette sortie prendra la forme d'un digipack et d'un vinyle transparent. Il cite The Moon Lay Hidden Beneath A Cloud et le nom de ce projet se rattache au film de Robin Hardy (1973), célébrant tragiquement le renouveau de la sorcellerie. Homme sauvage et Wicker Man : les fibres se bouclent.
Sylvain Nicolino, “Obsküre”
Photos : Jeanne Saint-Julien